Reviews \ -{ }-

Vendredi 28 août 2009
It was acceptable in the 90s!

Doctor Alban
is playing at my house!



Oui, les bons mots sur les anciens tubes de Harris vont aller bon train sur les couvertures des Inrocks et de Libé. Car en effet, après "I created disco", ce deuxieme disque du nouveau prodige pop anglais aurait parfaitement pû s'intituler "I created eurodance".
Le single balancé au printemps, "Im not alone", avait amorcé ce virage boom boom, lorsque, après le premier couplet, des synthés furieux de fête foraine et un big beat à l'anglaise lancent le morceau sur orbite.
Calvin: "Les charts anglais sont dominés par les Américains, Ciara, les Pussycat Dolls, Lady Gaga, donc si je peux leur piquer la place un petit moment c'est tant pis pour eux!"

L'album s'ouvre sur la chanson "The Rain", lancée par un saxo rappelant le "let's dance" de Bowie, qui laisse vite place à une instru electro gonflée à bloc. Mais quand les chants et le synthé arrivent, on repense bel et bien à "Let's Dance". "These are the good times in your life, so put on a smile and it will be allright", chante Calvin avec un optimisme sincère. Voilà le message, ce disque est fait pour vous rendre heureux. Le saxo revient, soulignant le propos, et les mouvements qu'esquisse votre bassin ne trompent pas.

Deuxième chanson, nouveau single éponyme, "Ready For the Weekend". On comprend que Calvin a laissé de côté le son funk synthétique de "I created disco" pour se tourner vers des mélodies franchement pop et même... dance. Exemple: le refrain de ce tube, kitchissimo.
"Stars come out" (première chanson du coming next de la rentrée du Grand Journal) rappelle encore le Bowie white soul dans la beauté des mélodies, mais alors croisé avec S Club 7 sous MDMA.
"Blue" commence comme une ballade accompagnée à la guitare, mais évidemment ça dérape en gros monstertruck electro.
Des morceaux comme "Flashback", "Worst day",  "Limits" ou "Yeah Yeah Yeah La La La" sont à fond rave, bariolés de fluo sans honte aucune, traversés de passages cheesy pop de lover, pouvant faire passer Robbie Williams pour un vrai dur.
En fait, ces refrains FM semblent être des tubes de teen pop 90s joués en acceleré, avec fulgurance et à perdre haleine. Ce nouvel album rapproche finalement Calvin Harris d'un petit nouveau from UK qui joue ce même genre de digital-variet' ultraspeedée: le jeune Frankmusic.
Vers la fin, l'instrumental "Burns night" ralentit le tempo pour un slow spacial, habité par les volutes fantomatiques de Air, éclairé au sabre laser qui, une fois encore, peut faire penser à Bowie
.
Tube de l'été 2008 en Angleterre, "Dance wiv me" en duo avec Dizzee Rascall, est présent au tracklisting, et dénote un peu, mais bon on va pas se plaindre, le morceau est excellent.

Voilà donc un album truffé de tubes béats et entrainants qui rappellent l'explosion de l'ecstasy, la piano-house ou le Madchester rock qui s'acoquinait avec la disco.
"Ready for the weekend" est le disque indispensable de vos excès de fin de semaine et Calvin Harris, pas à pas, devient un incontournable de la fun music. Ne manquez pas ces deux nouveaux clips pour "I'm not alone" et "Ready for the weekend", géniaux.
Katy Perry, la chanteuse qui embrasse dés fois des filles, aurait d'ailleurs déjà supplié Calvin par Facebook interposé pour qu'il lui compose son prochain album...





Pochettes des deux singles



Par The Texas Chainsaw Mascara
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Mardi 4 août 2009
Que de chemin parcouru depuis Pamela la pionnière. Ces images d'elle et son rockeur sur un bateau sont ancrées dans l'imaginaire collectif. La vidéo de leurs ébats fut la première blockbuster sextape. Et la première fois qu'une célebrité passait du statut de victime d'images volées à celui de pornstar improvisée et rémunérée.

Depuis, le doute est difficilement permis quant à l'aspect accidentel de l'apparition des celebrity sextapes sur la toile. Au début il y a eut les fausses-vraies victimes comme Paris Hilton ou cette patineuse là, ou l'acteur has been Rob Lowe. Ooops, quelqu'un (souvent le partenaire sexuel non people filmé avec la star) a leaké ma vidéo! Méchants, méchants! Ouais c'est ça.
Impossible de ne pas imaginer ces fame whores comme les propres leakeurs de leur vidéo quand on a trop maté Dirt et trop lu Perez Hilton (qui ne cesse de répéter une vérité: arrêtez de vous plaindre bande de coquines, si vous ne voulez surtout pas qu'un jour vos ébats atterrissent sur les disques durs de tous les masturbateurs de la planète, NE VOUS LAISSEZ PAS FILMER PENDANT LE SEXE!!! Sinon, que vous le vouliez ou non, le petit souvenir fera surface un jour ou l'autre. ça vaut d'ailleurs pour nous tous également, pas besoin d'être une star - mais j'y viens justement).

Dernièrement, le phénomène sextape s'est amplifié à une vitesse folle et à travers des débordements plutôt glauques. N'importe quelle star, même très très connue (Colin Farrell et sa playmate black, un must-have) ou très sage (Leighton Meester, la Blair de Gossip Girl), peut y passer.
Certaines utilisent ça comme point de départ de leur carrière people, comme Kim Kashardan, dont je ne connais aucune autre activité que sa vidéo gangsta sex avec le rappeur Ray J (elle prend cher comme une cochonne).
Le phénomène s'étend aussi aux superstars du football (après un paquet de joueurs anglais et brésiliens, et l'allemand qui se prend un gode ceinture par sa femme, on attend les images de vraies stars comme Cristiano ou Beckham) et aux candidats de télé-réalité (Laly la pas belle).
Mais, plus étonnant, même les people moches s'y mettent: j'ai refusé de voir celles de Fred Durst le chanteur laid de Limp Bizkit, de l'acteur encore plus laid qui jouait Screech dans "Sauvé par le Gong", et PIRE, celle de Verne Troyer l'acteur nain qui jouait Mini Me. ARGH, frissons d'effroi. Ils sont fou.
La rumeur a couru sur la possibilité d'une sextape starring OCTOMUM, la daronne des octuplés. Où va-t-on s'arrêter.

Le concept des 15 minutes of fame de Warhol est en full effect depuis les années 2000 et la real TV, les blogs, myspace, les réseaux, tout le monde est une micro célebrité blablabla.
Donc, logiquement, le porno amateur, ou fais ta propre celebrity sextape, ne s'est jamais aussi bien vendu.
La dernière tendance au rayon gay online s'appelle Guys WIth Iphones, et ce site permet d'uploader sa photo nue ou pas, en érection ou pas, prise avec un Iphone, si possible dans un mirroir, pour montrer son gadget perso et customisé.
Et, BUZZ, le chanteur de REM Michael Stipe a posté la sienne, ainsi que de jeunes amis à lui, dénudés dans sa salle de bain. Encore plus foufou, le rappeur viril Soulja Boy a également fait le buzz avec un cliché mettant en valeur l'immense gaule dans son caleçon.
Ce site est pertinent autant que provocateur quand on sait qu'aucune application porno ou érotique n'est proposée dans l'app store, Mac voulant conserver absolument une image clean. Inutile de préciser que Steve ne sponsorise pas l'affaire.

Cette progressive évolution dans la pudeur sociale questionne avidement les limites du processus. Que prédire pour la suite? Du plus en plus gore, de plus en plus tout le monde à poil? Ou plutôt une récession/ retour à la morale?

TIME WILL TELL

Colin F et sa légende confirmée.

Le meilleur film de Paris.

Soulja Boy possède un Iphone.



Check some guys with Iphones: link
Par The Texas Chainsaw Mascara
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Vendredi 24 juillet 2009
Pourquoi l'émission de nos amis de TF-hein? Secret Story 3 est-elle devenu en quelques semaines LE plaisir même pas trop coupable de mon été oisif et confiné dans la fraicheur de mon appart? Quelques éléments de réponse en direct du bord de l'écran.

- Déjà, la newstar 2009 ayant été ce qu'elle a été, c'est à dire pérave et complètement chiante, il me fallait quelque chose pour me remettre à croire en la real TV comme divertissement agréable.
- Ensuite, clairement, le reste de la télé nationale semble être partie en vacances avec tous ses cons de téléspectateurs, parce qu'il n'y a aucune concurence face au blockbuster de la une.
- Comment dire... Cette troisième saison, ultrascénarisée comme d'habitude, profite d'un casting hétéroclyte, pas trop affligeant, voir sympathique par endroit. Du coup, les intrigues quotidiennes et hebdomadaires sont des trucs de gens quand même relativement intelligents, du moins normaux selon moi, pas non plus "Confessions intimes staile". (surtout maintenant que Nicolas et le fantome de Dalida nous ont quitté).
J'ai presque honte de l'affirmer mais certaines conversations, déclarations ou reactions me semblent à peu prés à niveau. Bon ya quand même quelques bons teubés dans l'histoire hein, me faites pas dire ce que j'ai pas voulu écrire. Ou alors c'est moi qui suis peut être un peu con avec toute cette chaleur (ou tout court), mais ils me paraissent pour la plupart moins teubés que dans les autres real TV récentes.
- Alors, le casting donc, autre point qui fait le succés du show. Certains, au début, ils faisaient les beaux et belles gosses, et là, au bout de quatres ou cinq semaines confinés, ils sont sincèrement de tout coeur à fond dedans. FX, Emily, n'importe lequel en fait, ils vivent le truc. Du coup c'est plus facile pour nous de l'être aussi (à fond dedans). François Xavier est trippant, touchant. Au début j'ai cru comme beaucoup certainement que c'était un bouffon fame whore dont on allait adorer la nonchalante superficialité, et puis finalement pas du tout. Sinon: Emily c'est Bibiche, point, sachez le tous. Cindy, personnalité forte, faut qu'elle reste pour foutre un peu la merde. Et tenir tête à John le gros con à gros QI.
- Autant les mentionner même si je les déteste, il en faut à detester avec engouement pour accrocher quotidiennement: Romangie, les Brangelina cheap-ass de la Maison. Entre une enième démonstration de bêtise verbale et un ptit remake de "La Piscine" de Loana et Jean Ed., ils font le show des deux côté de la perception, soit holywood pour les naifs, soit cagole-land pour les cyniques.
- Il y a quelque chose d'autre de rafraichissant cette année, c'est le côté transparent, franc: filles et garçons à poil dans les douches direct dés les premiers jours, vidéos des douches suce-mentionnées cash sur le site officiel de l'émission plutôt que de laisser ça à Morandini, nominations perturbées, missions bien de batards, élements perturbateurs et péripéties live plutôt bien tombées, publicités pour les textos sexy à 1,45 euros de Cindy pendant les pauses des prime... Bah oui, avant c'était dommage, les nanas se foutaient à poil sur Entrevue ou tournaient des porno APRES leurs sortie de l'émission, maintenant la une à sa propre call girl à l'interieur de la prison des Secrets! Enfin un peu d'honnêteté sur le trash de ce programme trash.
- Enfin, et cela justifie la publication de ce post maintenant: ON EST EN PLEIN STRESS LA! Meilleur que pas mal de séries américaines faisant la saison de trop! Depuis le début, l'opposition vieux/ jeunes (comprendre chiants/fetards) fait rage et chacun prend parti, difficile de se tenir entre les deux tout en suivant régulièrement l'émission, tant les deux sectes sont bien dessinées, avec leur codes, leur limites, leur gourous. La même hargne mutuelle grace au petit Léo que dans un bon Koh Lanta! Les couleurs pop en plus!

Alors si ce post est publié maintenant c'est pour souligner l'enjeu du prime de demain soir, alors que Léo, chef de meute des Djeunz, est menacé d'expulsion à cause d'une baston avec FX... Quel interet à cette émission sans le petit merdeux malin? Ya t'il une chance qu'il reste alors que son sort est entre les main de colocataires choqués par son geste? Et si Léo part, Bibiche va-t-elle mettre ses menaces à execution et partir elle aussi? Deux clans vont-ils se recréer ou va-t-on se faire chier comme des rats morts? Et qui est le nouvel habitant annoncé au prime de la semaine dernière? Et est ce qu'on en pas un peu rien à foutre des secrets en fait du coup?

Les réponses demain soir dés 22 heures 20...

Par The Texas Chainsaw Mascara
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Vendredi 24 juillet 2009





Mininova
, pour ceux d'entre vous qui ne connaîtraient pas, est un moteur de recherche de fichiers bittorent. Le parent pauvre de The Pirate Bay si l'on veut. Celui qui n'a pas eu l' A.O.C "Plus grand Tracker bittorent du monde" et le procès médiatique qui va avec.
C'est celui qui a du se contenter de l'appellation "the Ultimate Bittorent source"comme maigre compensation, et d'un dénouement judiciaire à l'amiable. Le coincé du cul, l'éternel second, le Poulidor du P2P...

Et comme Poulidor, Mininova commence sa journée avec un ballon de rouge, un bol de Viandox et gave ses utilisateurs d' immondices culturels. Voilà le triste butin que nous laisse nous partager  le site: blockbusters hollywoodiens, Productions Besson, séries B chiatiques, et puis c'est tout.
 Car dès lors que l'on cherche à sortir des sentiers battus, c'est le désert de Gobi, y'a plus rien... Peu de vieux films, encore moins de nouveautés intéressantes, et les films confidentiels, j'en parle même pas.
C'est pas compliqué:  Nonce Paolini, Luc Besson et Nicolas Sarkozy se seraient ligués pour créer un réseau P2P et livrer leur version très personnelle de la culture gratuite que ça serait pas pire.

La faute à qui alors? Aux trackers privés qui pullulent sur le site? Ces serveurs sur lesquels on échange mégaoctets de culture contre gros sous sinon niet : le club des gros fils de pute  qui n'ont rien pigé au P2P?
La faute au filtrage ? La fausse bonne idée adoptée par le site hollandais en mai  dernier pour se sortir à l'amiable du procès civil qui l'opposait à la BREIN (organisme hollandais de lutte contre le piratage), et qui prévoit d'identifier et de supprimer les fichiers portant atteinte au droit d'auteur ? (et qui d'ailleurs n'est qu'un vaste foutage de gueule...Cherchez "Harry Potter 6 torrent mininova" juste histoire de rigoler...)
Ou bien tout simplement est ce peut être le phénomène que l'on nomme la mort du torrent: Cette pratique d'utilisateurs qui considérent la culture comme un obet de consommation dont on se baffre pour mieux chier ensuite.

Quoi qu'il en soit les faits sont là: A force de vouloir ménager la chèvre et le chou, légalité et illégalité, Mininova se retrouve le cul entre deux chaises,  proposant une bibliothèque des plus pauvres, et encourageant donc ses utilisateurs à se vautrer dans la médiocrité cinématographique et la pauvreté intellectuelle....
Avis donc à Messieurs les pirates: C'est bien gentil de vouloir proposer le partage de la culture, mais si par là vous entendez les grosses merdes qu'on esquive lors de leur sortie, s'il vous plaît:  abstenez vous et trouvez vous une autre occupation...

Entre les nazis d'Hadopi et les poujadistes de Mininova: bienvenue chez les cyber-beaufs du 21 siècle...
Par The Texas Chainsaw Mascara
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Mardi 14 octobre 2008
Hier soir je suis allé au Social Club,


Et je n'y retournerais pas...




Pas de préventes. EdBangers VS Soulwax, 10€. Déco toute neuve. 23h-5h du mat'. 600 places, 2000 personnes. Venez au social club, c'est branché, et parlez en à vos potes! Soirée marketing à faire triquer une entière école de Pub!
Peu d'offre beaucoup de demande, la file d'attente est surexcitée, forcément de la bousculade, des pleurs, de la bitch, et des flics. 22h15, les portes s'ouvrent, la soirée est déjà largement réussie. On entre, les néons sont rouges les murs noirs, le vestiaire est obligatoire, des traits symétriques bleus fluorescents rayent les murs. Les tables basses entre les canapés noirs sont lumineuses, on se croirait dans un endroit génial! Ou sur M6...

Puis l'excitation des deux heures d'attentes, des deux litres de bière, de la nouveauté s'estompe avec une telle rapidité qu'on pourrait dire qu'elle disparaît. Un nouveau mec de Pedro Winter mixe du sous-justice c'est chiant, puis il remixe un morceau de Justice et ça devient embarrassant. On va faire un tour au bar, on tente une pression à 6€ et on tombe sur la plus mauvaise bière de france. Autant dire que l'amertume s'installe.

Evidemment, quand tu sais que sur les 2000 personnes (qui a dit tout les jeunes du XVIème?) tu fais partie des 400 à être entrés, tu relativises, surtout si la serveuse oublie de te faire payer ton shot de tequila et qu'une grosse blonde trash "fixe ta gaule", et tu ne te casses pas de cet endroit affreux.

Vers 2h du mat' la théorie de la relativité associée à cette soirée est celle-ci: Peut-être que quand Justice et 2many Djs vont débarquer la soirée va décoller, le blaireau derrière les platines rentrera chez lui, je serais assez bourré pour apprécier la bière, la blonde paraîtra moins vilaine. Benh non. Justice nous balance un set immonde heureusement quelque peu couvert par les bruits de haletement des jeunes bourgeois(es) bourré(es) à la bouteille à 200€. Une jeune fille prend un bonbon à la menthe à côté de moi, un mec qui passe lui fait des signes de reconnaissance genre : "ouais t'as pris un exta cool, moi aussi j'en prend des fois.", c'est pathétique. On aimerait leur vomir dessus à tous mais vu le prix de l'alcool on a même pas envie.

Alors on entame le parcours ultime, on se retourne pour ne pas voir la meuf qui a le droit de danser sur la scène parce qu'elle a sucé les bonnes bites, on tombe nez à nez avec le 6ème sosie du petit chinois de justice de la soirée(il a exactement le même look, la même gueule, et surtout le même regard de carpe morte) , on avance un peu puis on longe les canapés vip remplis de têtes de cons jusqu'au dernier sur lequel on retrouve la grosse blonde en train de se faire payer des coups par un groupe d'agents immobiliers en soirée afterwork payée par leur C.E leurs chemises "bleues-flics" et leurs gueules d'incultes, émerveillées comme celle d'un enfant con à sa première visite d'un zoo, on recupère nos affaires au vestiaire, on sort de cette comédie de merde dans laquelle les jeunes n'ont même pas besoin de jouer le même rôle de con pour être exactement les mêmes cons, et on n'y reviendra jamais!



Par Rom1fromcarnetin
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Vendredi 3 octobre 2008
                            Qu’on se le dise, il y aura toujours au moins deux bonnes raisons pour aimer Woody Allen. La première, c’est que l’homme, réglé comme une horloge helvétique, produit au moins un film par an qui sort à l’automne (période bénie pour squatter les salles obscures). La deuxième (n’en déplaise à ses détracteurs) c’est qu’ils soient bons ou mauvais, les films de Woody volent toujours au-dessus de la masse « pourrie-lente » des blockbusters Hollywoodiens et autres films estampillés « Indépendant A.O.C », par le de moins en moins indépendant festival de Sundance.

Dans cette cuvée 1983, le réalisateur ressort sa caisse à jouets de comédie fantastique (qu’il avait déjà étrennée dans « Sleeper » a.k.a « Woody & Les Robots »in french), pour nous livrer un de ses meilleurs films des années 80 ainsi qu’une solide réflexion sur la confiance en soi.
Le pitch? Absurde ! Tourné sous forme de «Mockumentary», le film retrace la vie de Leonard Zelig, caméléon humain qui, dans les « Roaring Twenties », intrigue la communauté scientifique et artistique de son époque. Sa particularité ? Zelig prend l’apparence et la psychologie des gens qui l’entourent pour se fondre dans la masse : dans un groupe de Rabbins, il en devient un, au contact de psychologues, il soutient les thèses qu’il aurait fondées avec Freud, au cours d’une discussion avec un irlandais, il adopte un accent Dublinois, & so on, and on & on….

Usant des dernières techniques visuelles pour rendre sa farce crédible, Allen s’invite dans nombre de documentaires d’époque, où l’alchimie donne évidemment lieu a des situations burlesques  à la fois nombreuses et barrées (comme ces retrouvailles amoureuses qui foutent le souk lors d’un congrès hitlérien ou la traversée aérienne de l’Atlantique en marche arrière, et je vous en laisse…).
Au travers de ces images d’archives, ses références cinématographiques, littéraires, politiques et sportives, souvent héritières des années 20 (Al Capone, Chaplin, Keaton, F. Scott Fitzgerald, Babe Ruth, Woodrow Wilson…) s’épanouissent avec bonheur, et prodiguent elles aussi, quantités de rencontres absurdes entre personnages célèbres, et personnages imaginaires.

Mais le plus interessant dans le film, n’est certes pas la prouesse burlesque et technique de l’objet, mais bien la réflexion autour du besoin de normalité du personnage.
Il souhaite tellement être « comme les autres », qu’il en vient à se métamorphoser physiquement pour leur ressembler. Et finalement, je ne sais pas vous, mais moi je me sens complètement Zelig, et c’est ça qui marque. Woody parvient, grâce à la fiction fantastique à exprimer ce désir que nous avons tous  à vouloir nous ressembler les uns les autres, pour ne pas faire de vagues en société (ou ailleurs).

C’est ça la pierre d’angle de « Zelig » , le problème de la confiance en soi, et le moyen que nous avons tous pour y remédier. Leonard lui mute, évolue, comme n’importe quel être humain au contact d’une situation nouvelle, pour éviter de se retrouver noyé sous des personnalités trop fortes, jusqu’au jour où…je vous laisse le soin de voir la morale par vous même.

Bref, en un mot comme en cinq cent seize,  « Zelig » est une putain de trouvaille de génie, une de celles qui marquerait une vie de réalisateur. Mais l’avantage c’est que Woody lui, en a plein les poches, et ça permet d’apprécier un peu plus l’automne…






Par Sir Salmon
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Jeudi 25 septembre 2008
           
               Je découvre enfin au début de ce mois de septembre la nouvelle création de Alan Ball. Sans surprise, c'est visuellement beau et bien écrit. Le début du pilote nous informe du postulat de base de la série: les vampires, non contents d'exister réellement, font désormais leur coming out dans notre societé humaine moderne (on se trouve en l'occurrence en Louisiane). Très bon choix de chanson sur le générique. On découvre ensuite l'héroïne, jeune serveuse blonde pouvant lire dans les pensées, et les amis de la jouvencelle. Excellente galerie de personnage white trash, chose importante pour la fidélité des futurs fans.

L'ambiance générale est emprunte d'une brume et d'un classicisme tout lynchéen, parfaitement raccord avec ce portrait de l'amérique profonde. Portrait acide bien sûr (peut être le seul point commun avec Six Feet Under): les vampires ne seront pas les bad guys de service et les humains se révèlent être des ploucs toxicos et vénaux. Au milieu de tout ça est également lancée l'inévitable romance entre Sookie et son charismatique vampire venu se perdre dans ce trou paumé. Et quand la teenager naive et cucul la pral sauve le ténébreux immortel d'un sale coup, on pense à une Buffy the vampire saver...

Dans ma version pre-air il manque deux plans (remplacés par un écran noir avec inscrit: shot missing). La qualité des dialogues, sonnant justes et naturels compte tenu du genre abordé, se remarque continuellement, comme par exemple dans la scène de Tara et l'emblèmatique Lafayette derrière le bar, ou celle de l'arrestation de Jason le grand frère sex addict. On peut penser alors à l'habileté et l'acuité d'un Tarentino. Même genre de dialogues ancrés dans le quotidien US, tout en étant adroitement chorégraphiés. Le pouvoir de Sookie surprend d'ailleurs au premier abord, comme foutu là en pleine "réalité". La petite lit dans les pensées. On pense à Heroes, on repense à Buffy, l'épisode ou la tueuse se retrouve dotée de ce don devenant rapidement une malediction.

Ce pilote n'est qu'un pilote, je ne peux donc pas déjà crier au génie comme au temps béni de la famille Fisher, mais le résultat est assez bon pour me donner envie de suivre cette première saison avec curiosité. En esperant pas trop de romance et un bon traitement de l'axe sociologique (les conséquences sur notre petit monde de la nécessaire coexistence avec les créatures du diable)...






Par sidd
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